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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 07:19

Les fournitures scolaires, une affaire qui marche !


 cartable

 

La FCPE44 La Montagne défend la gratuité. Elle est attentive à minimiser le coût des dépenses scolaires, c’est pourquoi le l’Inter-conseil local de La Montagne a fait le choix de créer un groupement d’achat pour les fournitures scolaires en 2009. L’AIPE participe à cette action depuis déjà plusieurs années.

Nous vous rappelons que la distribution des fournitures pour vos enfants se déroulera le

 


MARDI 1er  JUILLET au collège St Exupéry à partir de

 16H45, et jusqu'à 19H30

 

 

Une photo pour se souvenir…


                  …C’a y’est,  elle est vraiment   de retour au collège !

eeeeee

Le conseil local de la FCPE de La Montagne a souhaité renouer avec une pratique qui n’est plus de mise au collège St Exupéry depuis déjà quelques années. C’est dans ce sens, que nous avons proposé à l’autre association de parents d’élèves, l’AIPE, de se joindre à nous pour participer à cette action.

Vous pourrez là aussi récupérer les commandes le :


MARDI 1er  JUILLET au collège St Exupéry à partir de

 16H45, et jusqu'à 19H30


 

 

La « boum » du collège...


                                   ...Toujours autant de succès !



La-Boum

 

La prochaine « boum » du collège St Exupéry, se déroulera le :


Mercredi 2 JUILLET, entre 20h00 et 23h00 dans la salle Camille Landreau.


Les bénéfices récoltés lors de ces deux dernières actions seront intégralement reversés aux collégiens participant  à des sorties scolaires pour l’année en cours...

 

 

Ces actions s’inscrivent  clairement dans les valeurs que défend depuis de nombreuses années la FCPE44 La Montagne…

Pour que ce type de démarche puisse perdurer, il est essentiel que d’autres parents d’élèves viennent nous rejoindre, afin d’assurer l’esprit de solidarité qui nous anime…

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 11:32

Frustrée, la jeunesse française rêve d’en découdre


LE MONDE | 25.02.2014

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Des jeunes en service civique, à Saumur, le 19 décembre 2013. | EDOUARD CAUPEIL/PASCO POUR "LE MONDE"

L'autoportrait est sombre. Amenés à définir leur génération, ce sont les mots « sacrifiée » ou « perdue » qui leur viennent le plus souvent à l'esprit. A l'automne 2013, les jeunes de 18 à 34 ans étaient conviés par France Télévisions à répondre à un long questionnaire en ligne sur eux-mêmes et leur génération. 210 000 se sont pris au jeu de cette opération « Génération quoi ? ». Leurs 21 millions de réponses fournissent un matériau de recherche exceptionnel pour les deux sociologues de la jeunesse Cécile Van de Velde et Camille Peugny, maîtres de conférences respectivement à l'EHESS et à l'université Paris-VIII, qui ont contribué à concevoir le questionnaire. Ils en tirent aujourd'hui pour Le Monde les principaux enseignements, en se focalisant sur la tranche d'âge des 18-25 ans, centrale pour l'analyse.

  • La vie en noir

Interrogés sur leur devenir personnel, les jeunes répondants sont près des deux tiers à se déclarer plutôt ou très optimistes. En revanche, le regard qu'ils portent sur le destin de leur génération est extrêmement sombre. Vingt ans n'est pas le plus bel âge de la vie, pensent-ils majoritairement (à 51 %). Les mots-clés librement choisis pour définir leur génération sont édifiants : « sacrifiée », « perdue ». Et encore (après « Y », « Internet », « connectée »), « désabusée », « désenchantée », « galère »… « Autant ‘‘sacrifiée” est un terme qui a pu être induit par le discours des médias, analysent Cécile Van de Velde et Camille Peugny, autant ‘‘perdue” semble un choix spontané. » Donc révélateur.

Seuls 25 % des 18-25 ans ont la conviction que leur vie sera meilleure que celle de leurs parents. Ils sont 45 % à imaginer qu'elle sera pire, 29 % qu'elle sera semblable. Près d'un tiers (33 %) sont persuadés qu'ils ne connaîtront jamais autre chose que la crise. Quant à la vie de leurs propres enfants, 43 % pensent qu'elle sera encore pire que la leur. A toutes ces questions, les jeunes femmes répondent de façon encore plus pessimiste que leurs congénères masculins. « Ces pourcentages sont très élevés, sachant que les jeunes sont, dans la plupart des enquêtes, plus optimistes que leurs aînés. Ils le sont d'ailleurs dans cette enquête concernant leur avenir personnel, remarque M. Peugny. Ce qui apparaît ici, c'est le poids du discours de crise dans lequel nous baignons désormais, et le sentiment d'être pris dans une spirale du déclassement. »

Deux pondérations à apporter, selon lui, néanmoins. Les participants peuvent avoir été tentés de « surjouer un discours noir et cynique, ce qui est une manière de conjurer le sort ». Surtout, cette génération est fortement clivée en fonction des parcours et des statuts, précaires ou non. Ce n'est pas une mais des jeunesses qui se dessinent. En passant des étudiants ou salariés en CDI aux chômeurs-intérimaires-inactifs, le pessimisme gagne 20 points. L'expérience du chômage affecte fortement la projection dans l'avenir.

 

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  • Un besoin de reconnaissance

« Les 18-25 ans qui ont participé font voler en éclats le mythe d'une société méritocratique » : voilà le second enseignement majeur de l'enquête, à entendre les deux sociologues. Près des trois quarts (70 %) d'entre eux ont le sentiment que la société française ne leur donne pas les moyens de montrer ce dont ils sont capables. « C'est massif, et en forte progression. En 2006, ils étaient 53 % dans ce cas. »

Les jeunes se montrent très sévères sur le fonctionnement du système éducatif à la française. Récompense-t-il le mérite ? Non, à 61 %. Donne-t-il sa chance à tous ? Non, à 61 %. Logiquement, plus le statut du jeune est précaire, plus son opinion est négative. Des réponses lourdes de rancoeurs dans une société « où formation initiale et diplôme exercent une si forte emprise sur les parcours de vie ».

D'autant que dans la sphère professionnelle non plus, les jeunes n'ont pas l'impression que leurs mérites et efforts soient récompensés. 60 % des répondants ne se croient pas payés, par exemple, à la hauteur de leurs qualifications.

Dans cette enquête transparaît donc, selon Cécile Van de Velde, « une génération consciente, lucide, désillusionnée, selon laquelle les instruments de mobilité sociale ne fonctionnent pas ». « Les jeunes se sentent abandonnés par la société. Ils ne sont pas aux commandes de leur vie, ils subissent. Sont frustrés de ne pas pouvoir faire leurs preuves, montrer qui ils sont. » Pour réussir dans la vie, la moitié des répondants pense donc ne pouvoir compter que sur soi-même. « Les jeunes sont individualistes, libéraux, par dépit plus que par essence. » Puisque très majoritairement (77 %), ils estiment également que dans la vie, on ne peut pas s'en sortir sans solidarité.

  • La valeur travail

Les jeunes valorisent d'autant plus le travail qu'il leur échappe, un quart d'entre eux connaissant le chômage. Seule une toute petite frange le rejette, envisageant de vivoter en marge du système. 81 % des répondants disent que le travail est important dans leur vie. Et pas seulement pour gagner de l'argent. La moitié déclare que travailler sert avant tout à s'épanouir. « Qu'ils soient soucieux de l'équilibre vie privée-vie professionnelle ne veut pas dire que la valeur travail se perd », commente Camille Peugny, pour qui rien n'est plus faux que les clichés sur une « génération feignasse » : « Impossible de faire une conférence sur les jeunes sans qu'un manager assure qu'à peine arrivés en entreprise, les jeunes ne s'intéressent qu'à leurs RTT. Platon déjà évoquait la décadence de la jeunesse, c'est un discours vieux comme le monde, lié au cycle de l'âge, à la difficulté à concevoir le changement apporté par les jeunes. »

A la question « Actuellement, es-tu épanoui dans ton travail ? », 62 % des 18-25 ans ont acquiescé. Mais la statistique chute à 43 % pour les intérimaires… L'enquête Génération quoi ? fournit le plus grand échantillon d'intérimaires jamais réuni (8 000 répondants dans cette situation), et leur « souffrance » saute aux yeux des sociologues. « Il faut sortir du discours sur l'intérim choisi. Ces jeunes veulent travailler davantage, ils ont le sentiment insupportable que leur destin est aux mains des autres, que leur sort dépend d'un coup de téléphone, ce qui interdit toute projection dans l'avenir. »

  • La tentation du départ

« T'installer à l'étranger, ça te tente ? » Evidemment oui, cela tente les trois quarts des participants à l'enquête. Inhérente à la jeunesse, cette envie d'aller voir ailleurs est plus que jamais valorisée dans la société. Mais 24 % des jeunes se sont reconnus dans une expression volontairement rageuse, hargneuse, qui leur était suggérée : « Dès que je peux, je me barre. » « Une réponse aux portes fermées pour tous les jeunes dans l'impasse, chômeurs, petits contrats, stagiaires… », à en croire les sociologues.

  • Famille, je t'aime

Toutes les questions portant sur les relations au sein de la famille suscitent des réponses unanimement positives. La famille apparaît plus que jamais comme la valeur refuge. S'ils doivent qualifier leurs relations avec les parents, 27 % des jeunes les décrivent comme « idéales », 53 % comme « cool », seuls 10 % les jugent « moyennes » ou « hypertendues ». Les parents, assurent-ils, sont fiers de leur parcours (89 %), les soutiennent dans leurs choix (91 %). Pour Camille Peugny, « les parents ont intériorisé le fait que la situation des jeunes est extrêmement difficile. Les quadras et quinquagénaires ont eux-mêmes connu la crise. Fini, les réflexions désagréables. Les deux générations sont solidaires dans la crise. Moralement et matériellement. »

Une bonne moitié des jeunes (53 %), même actifs, dit recevoir des aides parentales. Dans les familles, l'inquiétude est partagée. « Est-ce que tes parents sont angoissés par ton avenir ? » 63 % pensent que oui. Les réponses positives montent logiquement à 80 % pour les jeunes chômeurs ou inactifs. Mais atteignent tout de même 63 % chez les étudiants, et encore 47 % chez les jeunes en CDI. Même ce sésame recherché par tous ne parvient pas à apaiser l'anxiété familiale. « Cela rejoint les enquêtes sur les angoisses scolaires, la pression du diplôme, poursuit M. Peugny. Et cela montre que les parents sont parfois un brin schizophrènes : ce sont les mêmes qui, dans leurs fonctions en entreprise, ne sont guère pressés d'intégrer les jeunes dont ils ont une image peu flatteuse. »

  • La faute aux baby-boomers

Autre ambivalence, chez les jeunes cette fois : ils ne sont pas en conflit avec la génération parentale parce que les relations sont souples, les solidarités fortes. Mais cela ne les empêche pas d'en vouloir à leurs aînés de ne pas leur faire de place dans la société. Pour un jeune sur deux, les générations précédentes sont responsables de leurs difficultés. « C'est assez nouveau en France, et l'on peut penser que cela monte, surtout chez les étudiants, observe Cécile Van de Velde. Le problème d'équité entre générations se conscientise, sans doute du fait de la politique d'austérité, de la réforme des retraites et des débats sur le poids de la dette. Les jeunes pensent qu'ils font les frais de tout cela. » Mais sur une même génération, leur regard est double. Les mêmes qui disent « Marre des baby-boomers, on paye pour leur retraite, nous on n'en aura pas » ne veulent surtout pas que la retraite de leurs parents soit amputée – c'est particulièrement frappant chez les jeunes filles. « Ce qui explique en partie pourquoi le mouvement des Indignés a si peu pris en France… »

  • La politique, ils n'y croient plus

Vis-à-vis d'elle, la défiance est énorme. Près de la moitié (46 %) des répondants n'ont pas du tout confiance dans les femmes et hommes politiques. Certes, ils sont encore plus nombreux à se méfier des institutions religieuses (60 %) Et presque aussi sceptiques à l'égard des médias (40 % de non-confiance) que des politiques.

Mais pour la moitié des 18-25 ans, c'est tout vu, les politiques sont « tous corrompus ». Ces derniers ont bien encore du pouvoir (64 % des réponses), mais l'utilisent mal, puisqu'ils laissent la finance diriger le monde (90 %). La charge est violente, aux yeux des deux sociologues : « Les jeunes expriment une demande d'Etat, en souhaitant par exemple que leur période de formation soit financée. Ils pensent que les politiques, s'ils en avaient le courage, pourraient avoir une influence sur leur vie. Mais qu'ils ont laissé la finance prendre le pouvoir. Il y a du mépris dans ce regard des jeunes. Ils n'y croient plus. »

Chez eux, jeunes diplômés en tête, le sentiment que droite et gauche se valent semble encore plus fort que dans l'ensemble de la population. « Ils font l'expérience de la désillusion politique. C'est la première fois qu'ils vivent la gauche au pouvoir. Et ils ont le sentiment que rien ne change pour eux. » Voilà qui poussera massivement à l'abstention, anticipent les chercheurs. « Ce sont des gens informés, qui ne se fichent pas de la politique, qui ont des habitudes participatives liées à l'usage des réseaux sociaux. Mais l'offre politique ne répond pas à leurs attentes. La démocratie ne s'adresse pas à eux. Ils n'iront pas voter mais ce sera une abstention politique, réfléchie, presque militante. »

S'ils critiquent au plus haut point la politique traditionnelle, les 18-25 ans s'engagent plus volontiers dans un militantisme de terrain : manifestations, associations, solidarités locales… Leur altruisme semble plus marqué que celui du reste de la population. 80 %, par exemple, seraient favorables à un service civique obligatoire. Autre valeur classique de la jeunesse, la tolérance demeure forte (70 % estiment que l'immigration est une source d'enrichissement culturel) mais semble s'éroder. « A l'image de ce qui se passe dans l'ensemble de la société, une grosse minorité campe sur des positions autoritaires et xénophobes. Une véritable bombe à retardement, craint Mme Van de Velde. Ce sont les jeunes invisibles, dans des vies d'impasse, perdants de la mondialisation. Beaucoup de ruraux et de périurbains, en difficulté, déclassés. Ils sont souvent tentés par le Front national. » Un tiers des répondants envisagent que des emplois puissent être réservés aux Français.

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  • Un vent de révolte

Une Cocotte-Minute qui n'aurait pas de soupape. Telle est l'inquiétante image choisie par les deux sociologues pour décrire le « fort potentiel de révolte » perçu au travers de cette vaste enquête. « C'est une génération qui veut entrer de plain-pied dans une société vieillissante. Elle enrage de piétiner à son seuil. Elle ne veut rien renverser, elle n'est pas en conflit de valeurs, mais elle trouve toutes les portes fermées, et elle envoie un avertissement. »

Besoin d'expression étouffé. Frustrations de ne pas avoir de place, de n'obtenir aucune reconnaissance sociale, de ne pouvoir devenir des citoyens à part entière, dotés d'un travail et d'un logement. Trajectoires déviées parce que l'emploi trouvé ne correspond pas aux études. Craintes pour l'avenir. Défiance vis-à-vis du politique… « Ce sentiment d'être privés de l'essentiel constitue un terreau fertile à la contestation. »

Jamais la jeunesse, en France, n'a été aussi éduquée. Lorsqu'ils sont chômeurs, stagiaires, coincés dans l'intérim, ces enfants de la démocratisation scolaire et de la mondialisation culturelle, extrêmement informés, vivent comme une indignité de devoir se contenter de survivre alors que leurs études ont fait naître de forts espoirs. D'où cette frustration existentielle et cette capacité à développer un discours de plus en plus critique sur l'épreuve sociale qu'ils traversent. « Un ‘‘nous'' pourrait se former, croient les sociologues,si les diplômés étaient rejoints par les jeunes en désespérance sociale. »

Lire notre reportage à Saumur : Camille, 19 ans : « Les politiques ne changent pas notre vie »

A la question « Est-ce que tu participerais à un mouvement de révolte type Mai 68 demain ou dans les prochains mois ? », ils sont 61 % à dire oui. Tous quasiment égaux dans la colère, femmes et hommes tirés d'affaire et jeunes en galère… 66 % des intérimaires. 63 % des chômeurs. 60 % des étudiants. Et même 54 % des employés en CDI !

« Les jeunes ne sont pas dans la résignation. Il y a une énergie latente, comme en 1968 », perçoit Cécile Van de Velde. En temps de crise, explique-t-elle, on peut adopter une stratégie d'adaptation au système (loyalty), de départ (exit), ou de révolte (voice). « ‘‘Loyalty'' pourrait bien se transformer en ‘‘voice'' si rien ne bouge… Il suffit d'une étincelle… » Et d'une figure cible. La chance des politiques jusqu'à présent ? Qu'il soit plus malaisé de se rebeller contre un ennemi lointain et abstrait – la finance, la mondialisation, l'Europe – que contre la génération de ses parents, comme en 1968.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 09:48

 

 

 

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Edito du "MCLCM "Par André Antibi

2003 – 2013, 10 années se sont écoulées depuis la parution du livre « La constante macabre », et le début de notre action militante contre la constante macabre.


Compte-tenu du grand nombre de soutiens dont notre mouvement, le MCLCM, a bénéficié, je pensais que ce dysfonctionnement n’existerait pratiquement plus dans notre pays aujourd’hui, et que notre association aurait donc rempli sa mission. Malheureusement, cette prédiction idyllique ne correspond pas à la réalité ; nous devons poursuivre notre combat, d’autant plus que notre action a déjà eu des effets très positifs, par exemple :


♦ Les partenaires du système éducatif français reconnaissent généralement l’existence de ce dysfonctionnement ;

♦ De plus en plus d’enseignants mettent en pratique le système d’évaluation par contrat de confiance (EPCC), qui permet d’aider les professeurs à s’affranchir de la constante macabre dont ils sont victimes tout autant que leurs élèves. L’analyse des mises en pratique de ce système montre qu’il présente d’autres avantages importants : forte incitation au travail des élèves, augmentation sensible du climat de confiance entre l’enseignant et ses élèves, renforcement de la relation entre les parents d’élèves et l’Ecole, plus grande efficacité des mesures de soutien scolaire. Ainsi, ce système est utile même dans les disciplines où la constante macabre est peu présente.

♦ Le soutien du Ministère de l’Éducation nationale est de plus en plus important ; le système EPCC a été recommandé dans le rapport de l’Assemblée nationale de Jacques Grosperrin, en 2010, dans la circulaire de rentrée de la DGESCO en 2011 ; le MCLCM a été invité à participer à la concertation nationale pour la refondation de l’Ecole de la République en 2012,…

♦ L’aide financière du Ministère de l’Éducation nationale se poursuit depuis plusieurs années,

♦ Le Ministère vient d’attribuer des moyens horaires au MCLCM pour l’année 2013 - 2014 (10 HSA)

♦ En coopération avec la DGESCO est en préparation la mise en ligne prochaine sur le site EDUSCOL de ma conférence sur ce sujet, suivie du témoignage de Corinne Ottomani-Croc,

♦ Le MCLCM bénéficie du précieux soutien de collectivités territoriales et de rectorats. En témoignent par exemple les relations constructives avec Florence Robine, Rectrice de l’académie de Créteil, et avec Mathieu Hanotin, Député, Vice – président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis.

♦ L’appui du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche s’est manifesté à l’occasion du Colloque du MCLCM du 17 juin 2013 inauguré notamment par la Directrice générale de la DGESIP.


Enfin, il me semble utile de rappeler deux points auxquels notre association est particulièrement attachée. D’une part, les premières victimes de la constante macabre, dans un cursus scolaire ou universitaire, sont les enfants et les jeunes de milieu défavorisé ; ainsi notre action est un combat pour une plus grande justice sociale. D’autre part, notre action se situe au-delà de certains clivages qui peuvent parfois se manifester ; ainsi par exemple, lors de notre colloque-anniversaire à l’Ecole des Mines en Juin dernier, une même table ronde, animée par François Jarraud, rédacteur en chef du Café Pédagogique, a regroupé des responsables de la FSU, de l’Enseignement Catholique, de la Conférence des Grandes Ecoles, un ancien Recteur.


On pourrait légitimement se demander pourquoi, dans un tel contexte favorable, notre action n’a pas encore abouti. La réponse à cette question est simple : nous sommes convaincus que la contrainte, par exemple au travers d’un texte ministériel, n’est pas une bonne solution. Au contraire, il convient de convaincre, d’expliquer, de débattre en mettant à profit l’ensemble des soutiens à notre démarche. C’est ce que nous faisons. C’est peut-être plus long que prévu, mais l’adhésion du plus grand nombre est à ce prix. Nous y parviendrons.


André Antibi, Président du MCLCM, octobre 2013

 

Le site du MCLCM c'est par ici:
logo MCLCM.EPCC old

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 10:05

«Evaluation des élèves : la constante macabre, ça suffit !»

 

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Professeur à l’université Paul-Sabatier de Toulouse, où il dirige le laboratoire de didactique, André Antibi est l’auteur de « La constante macabre » paru en 2003 (Math ’adore-Nathan). Déjà 30 000 professeurs mettraient en pratique le système d’évaluation par contrat de confiance préconisé dans son ouvrage. André Antibi se réjouit que le ministère de l'Education nationale subventionne son mouvement depuis mars 2009. Si certains inspecteurs se montrent intéressés par sa méthode, les IUFM ne l'enseignent pas officiellement. Un colloque sur les suites à donner à cette adhésion est organisé le 10 juin 2009, à l’université Paris 12.

Pouvez-nous rappeler ce qu’est la « constante macabre » ?

 


Cela part du constat que sous la pression de la société, les professeurs se sentent obligés inconsciemment de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes pour être crédibles. Ce n’est pas la faute des enseignants. Dans notre système éducatif, un professeur qui donne de trop bonnes notes est immédiatement jugé comme un fumiste. La constante macabre, c’est quand, quel que soit le niveau des élèves, il y a toujours un tiers de très bons élèves, un tiers de moyens, et un dernier tiers de mauvais élèves. Et je constate que les élèves défavorisés sont souvent dans le dernier tiers. Il y a trop d’enfants qui sont en échec de façon artificielle.


Ce n’est pas un peu démagogique de vouloir donner des bonnes notes à tout le monde ?


Si, mais ce n’est pas du tout mon objectif. Mon objectif est de récompenser les élèves qui travaillent, de ne pas les piéger. Moi-même avant, j’étais persuadé d'avoir donné un bon sujet lorsque la moyenne de la classe tournait autour de 10. Je trouve ça maintenant complètement absurde de penser qu’on a rempli notre mission lorsque la moitié de la classe est en échec. C’est un peu comme si un médecin pensait avoir fait son travail en guérissant un malade sur deux. Dans la majorité des pays du monde, il en va autrement. Il n’y a que la Belgique, l’Afrique francophone, l’Espagne et l’Amérique latine qui font comme nous. Quand les étrangers voient comment on procède, ils nous prennent pour des extra-terrestres. L’expression « avoir la moyenne » est incompréhensible au Québec par exemple. Attention, je ne souhaite pas non plus supprimer la note. On avait déjà essayé il y a trente ans sans succès. On avait voulu remplacer les notes par des lettres. Les professeurs se sont mis à mettre des A+, des B++, des C--, cela ne rimait plus à rien ! On ne peut pas importer des méthodes d’autres pays sans tenir compte de notre propre culture.


Que proposez-vous alors pour remédier à cette « constante macabre » ? 


Il  faut commencer par aider le professeur à ne pas piéger ses élèves. C’est pourquoi, je préconise l’évaluation par contrat de confiance. Il ne s’agit pas de donner le sujet à l’avance comme certains le croient. Il s’agit de dire aux élèves que les 4/5ème du contrôle porteront sur une douzaine de sujets que les élèves auront déjà faits et corrigés en classe. Ce qui fait que l’élève sait d’emblée que s’il travaille ces exercices, il aura une bonne note. On se rend compte que hormis le système scolaire, tous les systèmes d’évaluation procèdent de la sorte : permis de conduire, oraux d’agrégation, examens de musique, etc. Ainsi, au Conservatoire, on demande au candidat de restituer un morceau qu’il a préparé. Et ce n’est pas si facile de restituer ce qu'on a appris. Un professeur qui se fait inspecter dans sa classe, expose une leçon qu’il a préparée. De toute façon, je ne vois pas comment un élève pourrait résoudre un problème nouveau dans un temps limité. Mais attention, cela ne veut pas dire que cette méthode supprime l’échec scolaire, sinon on m’aurait donné le prix Nobel ! Je supprime juste l’échec artificiel. Cela permet de donner aux élèves l’envie de travailler. Car ils savent désormais que leur travail est récompensé.


Peux-t-on utiliser cette manière d’évaluer un élève dans toutes les matières ?


Cette méthode peut être utilisée dans toutes les matières, même en français, contrairement à ce que pensent certains. Attention, il ne doit pas y avoir de confusion entre l’évaluation et l’apprentissage. Ainsi, prenons l’exemple de l’orthographe. Une dictée préparée suffisamment longue est une application pratique de ma méthode. Mais ce n’est pas comme ça qu’on apprend l’orthographe bien sûr ! Cela ne se substitue pas aux exercices d’application qui permettent d’assimiler les règles de grammaire.

 

Le dossier complet du Système d’Evaluation par Contrat de Confiance, c'est ici:


 

EPCC_ON.EST.SUR.JPG

 

 

 

A lire...

 

                    la_constante_macabre.jpg                               les_notes_la_fin_du_cauchemer.jpg


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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 16:13


 

Je tiens à l'aube de cette nouvelle année, vous présenter mes meilleurs vœux. Que 2014 vous apportes à vous et à vos proches, joie, bonheur, santé, et tout ce que vous pouvez désirer...

 

signature 2 001-copie-1

 

Alors  une très, très, très belle et heureuse nouvelle année !

 

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"En souhaitant que leurs rêves  nous éclairent, afin de construire réellement une société à l'écoute de tous nos enfants !!!!"

 



 

 

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 19:11

Au nom de la FCPE44 de La Montagne, je tiens à vous souhaiter au terme de cette année 2013, de joyeuses fêtes de Noël et de Nouvel An…


Que ces moments soient pour vous et vos proches heureux, et remplis de surprises…


Je vous donne rendez-vous début 2014…

 

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Pour visualiser la petite animation, suivre le le Père Noël....


noel2007

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 22:23

Une cinquantaine d'enseignants ont répondu à l'appel à témoignages lancé sur LeMonde.fr à la suite de la publication de l'enquête PISA sur le niveau des élèves de 15 ans. Nous en publions une sélection.

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    « Les résultats de l'étude PISA sont le reflet de ce que je constate sur le terrain », par Emeline, professeure en zone d'éducation prioritaire (ZEP) depuis le début de sa carrière il y a onze ans.

 

« Je ne suis pas du tout surprise par les résultats de l'étude PISA qui sont le reflet de ce que je constate sur le terrain. Il y a toujours eu de « bons » et de « mauvais » élèves dans les classes mais l'écart entre les uns et les autres est devenu un gouffre ces dernières années. La constatation est particulièrement alarmante pour les 6e que nous avons accueillis cette année dans mon établissement. On ne peut qu'être interpellé par les différences de niveau incroyables qui se sont déjà installées entre des élèves de seulement 11 ans. Alors que certains maîtrisent ce qui semble être le bagage normal pour un enfant sorti du primaire, d'autres nous arrivent en collège sans avoir la moindre base dans quelque domaine que ce soit. Et pourtant, ils sortent des mêmes écoles, ont eu les mêmes instituteurs. Il y a quelque chose de profondément perturbant à constater que certains peuvent passer cinq ou six ans en primaire sans en retirer rien du tout. On se sent alors désarmé quand on nous demande de faire nos programmes de collège, qui supposent un certain nombre d'acquis chez nos élèves, avec des gamins qui sont incapables d'écrire une phrase simple dans un français correct ou de mettre en route la moindre réflexion. »

 

    « Mes élèves de 6e ignorent en général ce que signifie multiplier ou soustraire », par Mary, 60 ans, enseignante en SVT depuis 1978, Charente-Maritime

 

«Lors de la première enquête PISA, il y a environ dix ans, on s'était dit, avec les collègues, que c'était exagéré, que cela ne correspondait pas à ce qu'on faisait. C'était une enquête anglo-saxonne, nous étions l'exception. Et puis j'ai regardé ce qui était demandé et j'ai vu que les questions étaient pertinentes. C'est une enquête qui nous interpelle. Ce qu'elle dit se vérifie au quotidien. J'ai bien sûr constaté une diminution des compétences de mes élèves. Par exemple, je suis très frappée de constater que mes 6e ne savent pas le sens des mots « horizontal » ou « vertical ». Ce n'est qu'un exemple mais ils manquent de vocabulaire et en général ignorent ce que signifie multiplier, soustraire. Et je ne parle pas de diviser... Ils sont très anxieux de savoir ce que « je veux » pour réponse. J'ai beaucoup de mal à les habituer à écrire leur idée afin qu'on en discute ensuite. Ils veulent tout apprendre par cœur et s'ils n'y arrivent pas (qui y arriverait ?) ils capitulent et basculent dans le « à quoi ça va me servir plus tard ? ». En effet, l'école ne s'occupe plus d'introduire du rêve et de la passion dans la tête des élèves. »

 

    « Les tests PISA ne correspondent pas à ce que l'on apprend en France », par Stéphane, 45 ans, enseignant au Havre (Haute-Normandie)

 

« Même si la baisse du niveau des élèves est incontestable, j'accorde assez peu de crédit à cette enquête PISA, parce que les critères sont biaisés, et surtout parce que j'ai participé à une session PISA avec des élèves me montrant que, comme toute étude statistique, on pouvait lui faire dire ce que l'on voulait.  D'abord l'étude compare des villes (Shanghai) et des Etats ! Pourquoi ne pas comparer Paris et Shanghai alors ? Ou Pékin et Grenoble ? Et puis je suis perplexe sur la façon de comparer les pays où il y a une culture de la réussite, avec une pression sociale terrible, avec le système français, plus démocratique.

 

Ensuite, les tests ne correspondent pas à ce que l'on apprend en France : dans beaucoup de pays on utilise le questionnaire à choix multiples, mais très peu en France. Si l'on formait nos élèves à ce type d'exercice, les résultats seraient totalement différents. (...)  Que l'école française soit perfectible, tout le monde en convient, mais elle fonctionne plutôt bien, et elle fonctionnerait encore mieux si chaque ministre ne défaisait pas ce que son prédécesseur a fait!  Ce qui est vrai, par ailleurs, c'est qu'on accueille des élèves qui il y a environ dix ans n'auraient pas intégré le lycée.»

 

    « Une méconnaissance de plus en plus grande des tables de multiplication », par Simone, professeur de mathématiques en collège.

 

« Je ne suis pas étonnée. L'enquête PISA met surtout en évidence l'échec des réformes précédentes, notamment celle de l'école primaire et la disparition des écoles normales qui ne peuvent plus apporter les bases et la pédagogie nécessaires pour enseigner le calcul à des instituteurs principalement littéraires. Professeur de mathématiques en collège je constate une méconnaissance de plus en plus grande des tables de multiplication et du calcul mental, par l'utilisation des calculatrices, ainsi que de la compréhension fine des opérations de base. Je constate aussi de plus en plus l'arrivée en collège d'élèves qui ont été « laissés au fond de la classe » avec beaucoup des lacunes mais aussi avec un grand désir d'apprendre, ce qui prouve qu'on ne leur à pas accordé tout l'attention nécessaire en primaire. En ce qui concerne le collège les professeurs doivent travailler l'empathie vis à vis des élèves et abandonner la sélection par l'échec. »

 

    « Ce que je constate n'est pas une vraie baisse de niveau mais une appréhension de ce qui touche aux chiffres », par Guillaume, 35 ans, Reims, enseignant.

 

« Je suis professeur en économie gestion pour les sections de STMG (anciennement STG). Ce que je constate n'est pas une vraie baisse de niveau mais une appréhension de ce qui touche aux chiffres. Des élèves de terminale ont du mal à comprendre un pourcentage, un chiffre. Tous les calculs passent par la calculatrice, même les plus simples. Les lycéens ont de vrais problèmes à comprendre les chiffres et butent sur la résolution de problèmes. Mais en général, ce n'est que le cumul d'autres problèmes. J'ai été amené à aider des 1ères en math. Je me suis aperçu que le vrai problème était une question de compréhension et de lecture de l'énoncé, donc un problème de maitrise de langue. Aujourd'hui, en section de comptabilité, les élèves fuient ces formations car les chiffres les effraient et sont rapidement en difficulté face à une compréhension chiffrée. »

 

    « Le niveau global des élèves semble se détériorer de manière continue », par Thomas, professeur d'histoire-géo à Dunkerque.

 

« J'enseigne dans un collège du Nord depuis dix ans. Cet établissement n'est pas en ZEP mais est loin d'être favorisé socialement. Ma constatation est la suivante: le niveau global des élèves me semble se détériorer de manière continue. Premièrement, le vocabulaire des élèves s'appauvrit, de même que la maîtrise de la langue. Résultat des courses: même les élèves sérieux et motivés se retrouvent limités dans leur raisonnement par le manque des mots, des concepts... Quelles explications ? Peut-être les modes de vie (écrans omniprésents, rythme de vie...), peut-être également des programmes scolaires qui laissent peu de place à l'acquisition d'un vocabulaire riche et nuancé. Deuxièmement, il me semble que les élèves de manière assez généralisée ne mémorisent pas. Les conjugaisons sont rabattues depuis le CE1 et pourtant les verbes usuels au présent de l'indicatif sont trop souvent victimes de barbarismes. »

 

    « Cela fait longtemps que les profs dénoncent la baisse du niveau », par Marjolaine, enseignante depuis quinze ans.

 

« Cela fait bien longtemps que les profs dénoncent la baisse du niveau, en privé, dans des ouvrages publiés, dans les médias.... et depuis tout ce temps on les traite comme des psychopathes réactionnaires ou des mythomanes!! Il faut des études extérieures pour créer une réaction ! Les corrections des épreuves du bac sont devenues une épreuve pour les enseignants tellement le niveau des sujet est bas et les consignes de correction d'un laxisme aberrant. Le pire c'est que la baisse du niveau a depuis longtemps gagné l'université. Si les profs d'aujourd'hui sont recrutés à Bac +5 et plus à Bac +3, c'est tout simplement parce qu'avec un bac +5 aujourd'hui, on a le même niveau disciplinaire qu'avec un bac +3 d'il y a dix ans ! Mais contrairement à ce qui se passait encore il y a dix ans, ce ne sont plus des étudiants comptant parmi les meilleurs des promos de Maîtrise/master qui se préparent à l'enseignement, loin de là. Ceux qui sont intelligents donc lucides quant à la dégradation des conditions de travail et de rémunération préfèrent aller voir ailleurs. La boucle est bouclée. Bon courage pour sortir du cercle vicieux ! »

 

    « Un allègement et un recentrage sur les fondamentaux sont nécessaires », par Francis,  54 ans , Nantes , enseignant SVT.

 

« Enseignant en collège depuis trente ans , je confirme ce constat [de PISA]. Certaines copies de mes élèves de sixième sont illisibles et vides de sens, d'autres sont remarquables ! Cela est nouveau et alarmant . Au fil du temps, les différents ministres de l'éducation ont alourdi les programmes en primaire. Le travail des élèves et des professeurs des écoles est devenu très lourd et difficile : les écarts se creusent , c'est logique. Un allègement et un recentrage sur les fondamentaux sont nécessaires. La réforme actuelle de M . Peillon ne changera rien sur l'apprentissage des fondamentaux et ne fera qu'accentuer les écarts entre le petit écolier chanceux de Paris qui aura accès aux activités encadrées par des professionnels et l'autre écolier largué sur un terrain à jouer au foot. »


François Béguin / LE MONDE le  04.12.2013

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 22:09

La France vient de récolter une très mauvaise note dans le cadre du Programme international pour le suivi des élèves (PISA), organisé par l'OCDE. L'édition 2012, divulguée le 3 décembre, confirme ce que les enquêtes précédentes avaient déjà mis en évidence : le caractère très inégalitaire de notre école. Une école où l'écart entre « bons » et « mauvais » élèves se creuse ; qui sait faire réussir les enfants de cadres et d'enseignants, mais pas ceux issus des classes moyennes et ouvrières.

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La France, cinquième puissance économique mondiale, s'arroge même le triste titre de championne des inégalités. La faute, entre autres causes, à la dimension ségrégative de notre collège, explique le sociologue Pierre Merle, auteur, entre autres ouvrages, de La Ségrégation scolaire (La Découverte, 2012) et de L'Elève humilié. L'école, un espace de non-droit ? (PUF, 2005).


L'enquête de l'OCDE vient de mettre en évidence l'incapacité de notre système à faire réussir les élèves qui n'ont pas, à la maison, les codes, les clés de l'école. D'où vient cette incapacité ?

Une des causes essentielles est liée à la dimension particulièrement ségrégative du collège. La politique de diversification des cursus scolaires – avec la multiplication des sections, des options – a favorisé les stratégies de choix des établissements par les parents, et débouché sur une différenciation sociale forte de ceux-ci.

Actuellement, trop de collèges concentrent des élèves de faible niveau et d'origines populaires et d'autres, des élèves forts scolairement et d'origine aisée. Or le brassage scolaire et la mixité sociale sont bénéfiques à tous. Ils stimulent les espérances scolaires et professionnelles des élèves faibles sans réduire celles des meilleurs.


Ce système est encore plus discriminant pour les jeunes issus de l'immigration…

L'explication est du même ordre : ces enfants issus de l'immigration subissent la plupart du temps une « sur-ségrégation ». Les quelques recherches disponibles montrent que, quelle que soit l'académie considérée, ces élèves se retrouvent particulièrement concentrés dans certains collèges.


L'explication n'est donc pas à rechercher du côté des élèves ?

Pour expliquer les inégalités de compétences, une erreur classique est de se focaliser sur l'élève en difficulté. Il n'aurait pas la « bonne culture », le « bon rapport au savoir » ; il ne bénéficierait pas de « bons parents », de « bons enseignants »…

Ces explications ne sont pas toutes inexactes mais présentent des limites. Elles sont trop souvent des conjectures difficiles à valider et, de surcroît, elles ont le travers de désigner des boucs émissaires. La désignation de coupables ne fonde pas une politique éducative !


PISA mesure les performances des élèves à 15 ans, mais les écarts de performances se creusent, en réalité, en amont. Sait-on à quel moment ?

Des différences sensibles de compétences scolaires selon l'origine sociale des élèves sont mesurées dès l'entrée au CP. Le propre de notre système éducatif n'est pas, comme on pourrait l'espérer, de réduire progressivement ces différences initiales de compétences, mais de les accroître.


Derrière ces mauvais résultats, c'est aussi l'échec des zones d'éducation prioritaire (ZEP) qui se dessine. Qu'est-ce qui pêche dans le dispositif en vigueur depuis trente ans, et dont on connaîtra les détails de la réforme en janvier ?

Premier problème : les établissements labellisés ZEP ne sont pas toujours ceux qui auraient le plus besoin d'être aidés. Progressivement, certains ont pu bénéficier de l'apport d'élèves d'un bon niveau. D'autres, au contraire, subissent une dynamique inverse mais ne bénéficient pas du statut ZEP. La carte de l'éducation prioritaire devrait en réalité être adaptée chaque année. Deuxième problème : les établissements ZEP ne reçoivent pas d'aides suffisantes pour réduire les difficultés scolaires de leurs élèves.

Pourtant, la recherche le montre, il est possible d'agir et, de surcroît, à coût constant ! En augmentant d'un élève par classe les effectifs des classes hors ZEP – ce qui n'aurait pas d'effet négatif sur les progrès de leurs élèves –, on pourrait diminuer de façon significative les effectifs des classes ZEP et augmenter sensiblement leur progression annuelle.


L'école à la française se distingue aussi par l'anxiété, le manque de confiance qu'elle génère. La pédagogie est-elle en cause ?

Il faut bien reconnaître que nos pratiques d'évaluation ne sont pas les plus performantes. La notation que nous pratiquons aboutit trop souvent à démobiliser les élèves faibles alors qu'il faut les aider. En Finlande, les notes s'échelonnent de 4 à 10, la seule mauvaise note est 4. En France, il existe dix notes en dessous de la moyenne (de 0 à 9) sans compter les demi-points…

Les pays asiatiques qui briguent les premières places du classement PISA incitent à la nuance. Au Japon, on note souvent de 0 à 100. Voilà qui montre que ce facteur n'est pas seul en cause.


D'autres pays ont réussi à compenser les inégalités… Existe-t-il des pratiques « vertueuses » à importer pour rendre notre école plus éthique ?

L'Allemagne et la Pologne ont su tirer profit des enseignements de PISA et déployer une « politique d'inclusion » consistant à unifier leurs cursus scolaires. La Pologne a créé un collège unique et reculé d'une année (de 15 à 16 ans) l'orientation de ses élèves. Les Allemands ont réduit la place des filières courtes et développé une école commune dans laquelle sont scolarisés les élèves des différentes filières.


L'école française, elle, est restée sur le modèle de la différenciation du collège alors même que celle-ci fabrique des inégalités et diminue le niveau moyen des élèves. On récolte ce que l'on sème.

  • Mattea Battaglia
    Journaliste au Monde

 

L’UMP et le PS se renvoient la responsabilité de l’échec

Le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a qualifié mardi 3 décembre de « préoccupants » et d’« inacceptables » les résultats de l’enquête PISA. « Nous sommes en train de faire de grandes réformes de structures, il faut les conduire jusqu’au bout », a ajouté M. Peillon. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a de son côté souhaité que PISA serve « d’électrochoc » et appelé à une « mobilisation nationale ». La majorité et l’opposition se sont pourtant renvoyé la responsabilité de ces mauvais résultats. « La France vient de recevoir la facture éducative de dix années de droite au pouvoir », a estimé le Parti socialiste, qui a souligné « l’abandon de l’école par la droite lors du dernier quinquennat ». L’UMP a au contraire dénoncé « la déconstruction obsessionnelle de tout ce qu’avait fait le gouvernement précédent ». Pour l’UMP, « la loi dite de refondation de l’école, votée l’année dernière », n’a « fait que confirmer, encourager et aggraver ce qui dysfonctionne dans notre système scolaire ».

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 08:58

...A ne manquer sous aucun prétexte !

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 08:35

 

 

La France championne… Des inégalités scolaires…

 

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Y aura-t-il un « choc PISA » ? Nul doute que la mauvaise note attribuée par l'OCDE à la France, dans le cadre de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), va susciter l'émoi. Les résultats de cette enquête triennale, publiés mardi 3 décembre, révèlent que la France bat des records d'injustice. Que son école, prétendument pour tous, est d'abord faite pour une élite, mais se révèle incapable de faire réussir les enfants les moins privilégiés. Elle en est même de moins en moins capable.


L'édition 2012 de PISA met l'accent sur le niveau des élèves de 15 ans en mathématiques. Les statisticiens de l'OCDE situent la France à la 25e place sur 65 participants – à la 18e sur les 34 pays membres de l'OCDE. Avec un score de 495 points, elle est tout juste dans la moyenne des pays de l'OCDE, mais loin derrière ceux qui lui ressemblent en termes de niveau de vie et de richesse économique. Si l'on ne tenait compte que des performances des élèves issus de milieux sociaux favorisés, la France se situerait dans le premier quart du classement (13e). En revanche, en ne comptabilisant que les élèves les plus défavorisés, elle perdrait vingt places, pour figurer au 33e rang.

Voir l'infographie : Les gagnants et les perdants du classement PISA

  • Des écarts qui se creusent

Le fossé n'a jamais été aussi grand entre les « bons » et les « mauvais ». Si, en mathématiques, la part des élèves très performants est restée stable par rapport à 2003 (13 %), la proportion d'élèves en difficulté s'est, elle, envolée (22,4 %, contre 16,6 % il y a dix ans). Triste présage pour ces jeunes : l'OCDE les considère comme n'ayant pas les compétences suffisantes pour poursuivre des études et participer « de manière efficace et productive » à la vie de la société.

Ce sont eux qui tirent les résultats de la France vers le bas, eux que le système ne parvient pas à faire progresser. Le score de la France a baissé de 16 points en mathématiques, en une décennie (passant de 511 à 495 points). Elle faisait partie du groupe de pays « au-dessus » de la moyenne ; elle est maintenant « dans » la moyenne. En compréhension de l'écrit et en sciences – les deux autres champs d'investigation de PISA –, les élèves français ne sont guère plus brillants. Ils se situent soit dans la moyenne (pour les sciences), soit à peine au-dessus (pour la lecture).

L'évolution est d'autant plus frappante en mathématiques que, sur la même période, plus d'un tiers des pays ont progressé – Italie, Pologne, Portugal, Brésil… Et que ceux qui occupent les trois premières marches du podium placent au moins le tiers de leurs jeunes dans le groupe des meilleurs élèves – Shanghaï (55 %), Singapour (40 %) et Hongkong (34 %).

Lire notre analyse (abonnés) : Comment PISA est devenu la norme mondiale de l'évaluation scolaire

  • Le poids croissant des inégalités sociales

Plus qu'ailleurs et plus que par le passé, les origines sociales pèsent sur la réussite scolaire. C'est en France entre un cinquième et un quart des résultats des élèves en mathématiques (22,5 %) qui sont directement imputables aux origines socio-économiques, contre 15 % en moyenne dans l'OCDE. Il n'y a en réalité que sept pays sur les 65 du classement où l'origine socio-économique conditionne autant les destins scolaires (plus de 20 %). Un chiffre qui vaut à la France la triste réputation de pays le plus inégalitaire de l'OCDE.

Son système en laisse beaucoup sur le bord de la route, puisque seuls 22 % des jeunes les plus défavorisés « confinent à l'excellence », contre 26 % en moyenne dans l'OCDE, et contre plus de la moitié dans les pays asiatiques. Certains pays – Allemagne, Italie, Pologne, Turquie… – ont su, en dix ans, améliorer l'équité sociale de leur système scolaire. La France pas.

« Il est temps de mener une réforme globale pour lutter contre l'échec scolaire, estime Eric Charbonnier, expert à l'OCDE. Jusqu'à présent, le diagnostic a été posé, un certain nombre de leviers identifiés, mais sans faire consensus et sans être activés en même temps. » Ses préconisations : améliorer la formation initiale et continue des enseignants – « elle est au cœur des systèmes qui fonctionnent bien », dit-il –, ou encore concentrer les moyens dans les établissements les plus défavorisés. Autrement dit, revoir la politique d'éducation prioritaire, dont on sait qu'elle n'aboutit pas toujours à « donner plus à ceux qui ont moins ».

  • Les difficultés des enfants d'immigrés

Le système français est encore plus discriminant pour les enfants issus de l'immigration, « au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté », lit-on au fil de l'enquête. Même après contrôle du milieu socio-économique, ils affichent des scores en mathématiques inférieurs de 37 points à ceux des autres jeunes, soit presque l'équivalent d'une année d'étude de perdu !

L'OCDE est allée plus loin dans l'analyse en distinguant les résultats des adolescents issus de la première et de la seconde génération d'immigrés. Leurs scores sont, respectivement, inférieurs de 83 points et de 60 points à ceux des autres élèves.

  • Des élèves anxieux

Ce n'est pas que les Français n'aiment pas les mathématiques. Au contraire, 65 % déclarent s'y intéresser, soit 12 points de plus que la moyenne de l'OCDE. C'est plutôt que la matière les angoisses, comme c'était déjà le cas il y a dix ans. Ils sont 43 % à se dire « perdus », lorsqu'ils essaient de résoudre un problème (contre 30 % ailleurs) ; plus d'un sur deux est « tendu », quand il a un devoir à faire à la maison.

A l'anxiété s'ajoute un manque de confiance en soi ; un manque, aussi, de persévérance lorsque les élèves butent sur un problème. Ils sont seulement un tiers à penser que les mathématiques sont l'un de leurs points forts ; pas davantage à se sentir à l'aise avec les exercices les plus difficiles. A l'affirmation : « Quand j'ai un problème difficile à résoudre, j'en fais plus que ce que l'on attend de moi », seul un adolescent sur cinq approuve. L'anxiété est encore plus forte chez les enfants issus de milieux modestes.

  • Les filles moins performantes

Elles ne réussissaient pas mieux – en mathématiques du moins – que les garçons en 2003, et c'est encore le cas aujourd'hui. Les garçons les devancent, en effet, de 9 points. A résultats équivalents, elles se sentent « moins sûres de leurs compétences » et font preuve d'une « moindre persévérance ». En compréhension de l'écrit, en revanche, les filles gardent un très net avantage, avec un score de 44 points supérieur à celui des garçons. La différence est quasiment nulle en sciences (3 points en faveur des garçons).

La France pointée du doigt comme le système scolaire le plus inégalitaire… Le ministre de l'éducation nationale en fait un argument pour légitimer sa politique. « Les systèmes les plus performants sont ceux qui démocratisent le plus l'école, affirme-t-il. C'est ce que l'on tente de faire depuis un an et demi, dans l'esprit de la loi de refondation de l'école. » Pour faire accepter ses réformes (des rythmes, de la formation des enseignants, des programmes…), Vincent Peillon en appelle à une prise de conscience collective. « Il y a un impératif national à se saisir des inégalités. » Il en va, selon lui, du redressement économique autant que de la cohésion sociale.

 

 

Le dossier PISA en téléchargement, c'est ici

 

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