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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 17:09

... En baisse de 20 % depuis 2012

En 2015, 107 000 jeunes ont quitté le système scolaire sans diplôme ni qualification. Ils étaient entre 135 000 et 140 000 en 2012. Ils seront 98 000 en 2016 selon la ministre de l’éducation.

LE MONDE | 14.11.2016 |  Aurélie Collas

Le nombre de jeunes décrocheurs est en baisse, mais sans que l’objectif présidentiel en matière de lutte contre le décrochage scolaire ne soit, pour l’heure, atteint. En 2015, 107 000 jeunes ont quitté le système scolaire sans diplôme ni qualification, selon des données publiées par le ministère de l’éducation nationale lundi 14 novembre, à l’occasion de son séminaire « Décrochage, territoire et actions publiques », à Paris.

Au début du quinquennat, ils étaient entre 135 000 et 140 000 dans ce cas. Le nombre de décrocheurs a donc diminué d’environ 20 % depuis 2012, quand le candidat François Hollande à l’élection présidentielle s’était engagé à réduire de moitié ce phénomène. La ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, se félicite malgré tout de ces « indicateurs positifs, qui sont autant d’encouragements à poursuivre notre action », écrit-elle dans un communiqué.

« Après des années passées à avoir le sentiment que nos efforts ne parvenaient qu’à contenir la vague, mais non à inverser la tendance, nous progressons, grâce à l’implication de tous dans la prise en charge des jeunes sortis sans qualification. »

Pour 2016, la Rue de Grenelle avance également le chiffre, provisoire, de 98 000 décrocheurs. Mais ce dernier se fonde sur un nouvel « indicateur de pilotage national et académique » du ministère de l’éducation nationale. Il ne peut être comparé à ceux des années précédentes, qui, eux, sont basés sur l’enquête Emploi de l’Insee.

Enjeu politique depuis 2010

En attendant un bilan définitif du quinquennat, on peut toutefois faire le constat d’une tendance à la baisse, certes modérée, mais réelle. Comment l’expliquer ? L’impulsion vient de l’Union européenne qui, en 2009, fixe comme objectif aux Etats membres de ramener la proportion de jeunes de 18 à 24 ans ayant quitté l’école prématurément sous la barre des 10 % d’ici à 2020. Le décrochage est alors reconnu comme un « problème urgent et grave », générant exclusion, chômage, précarité…, sans compter le coût économique qu’il engendre pour la société (estimé à 230 000 euros par personne tout au long de sa vie).

En France, la lutte contre le décrochage scolaire est devenue un enjeu politique à partir de 2010. Des premières mesures ont été élaborées par Luc Chatel, ministre de l’éducation sous la droite : un « système interministériel d’échanges d’information » est mis au point pour mieux repérer les décrocheurs, à partir des données collectées par différents acteurs jusqu’alors peu coordonnés : éducation nationale, centres de formation d’apprentis, missions locales, centres d’information et de documentation, etc.

Des données à prendre avec prudence

En 2013, la gauche va plus loin : un dispositif est mis en place pour recenser les places disponibles dans les différentes formations et proposer une solution de « raccrochage » à chaque jeune – jusqu’à l’instauration, en 2014, d’un « droit au retour en formation ». Le plan de Najat Vallaud-Belkacem, « Tous mobilisés pour vaincre le décrochage », lancé en novembre 2014, a permis de rajouter des fonds supplémentaires à cette politique (50 millions d’euros de plus par an). Dans les établissements scolaires, des référents « décrochage » sont désignés ; des formations sur la prévention du décrochage sont organisées. De nouvelles structures de retour à l’école, dont les « micro-lycées », ont été ouvertes.

Le gouvernement peut aujourd’hui se prévaloir d’être passé sous le seuil européen de 10 % : en 2015, parmi les 18-24 ans, 9,3 % ont quitté l’école prématurément, contre 12,6 % en 2010. Ces données sont toutefois à prendre avec prudence : selon une note du service statistique du ministère de l’éducation, la DEPP, la France est en réalité passée sous la barre de 10 % dès 2013, pour partie en raison d’un changement de méthodologie de l’enquête qui compromet la comparaison avec les années précédentes. Difficile de distinguer, dans cette tendance à la baisse, ce qui relève du changement d’enquête et ce qui relève des effets des politiques menées depuis cinq ans.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2016/11/14/le-decrochage-scolaire-en-baisse-de-20-depuis-2012_5030711_1473685.html#Sg0BqGD3XLy9ubeg.99

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Publié par FCPE 44 - LA MONTAGNE - dans Quelle école pour votre enfant...
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